angelsword-swtor Index du Forum
 
 
 
angelsword-swtor Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion
 

Wycks - Un petit début d'histoire
Aller à la page: 1, 2, 3, 4, 5  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    angelsword-swtor Index du Forum -> La Place -> Le Mess
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 11:38    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

Avant-propos :
Cette histoire a commencé à être écrite en 2006, lors de mon entrée sur la toile.
Son écriture n'avance pas beaucoup (sûrement pas autant que dans mes premiers temps), mais si elle rencontre des lecteurs et/ou si je retrouve de temps en temps la motivation pour la continuer, alors vous aurez le plaisir de lire un ou deux posts de plus.


Pour toutes les histoires, je suggère que deux sujets soient ouverts : l'un pour l'histoire, l'autre pour les commentaires. C'est, à mon sens, ce qu'il y a de plus agréable pour pouvoir lire l'histoire sans avoir à chercher où s'arrêtent les commentaires.
Sur ce, je vous souhaite une lecture pas trop désagréable Smile
_________________




 Revenir en haut
 Publicité
 
  

 
 
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 11:38    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
 Revenir en haut
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 11:51    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

Chapitre 1
- Gaïa -


 
En un temps où la planète originelle, la Terre, a été désertée par l'espère humaine à cause de l'évolution de ses propres créations technologique et du manque de ressources. 
Certains membres décidèrent d'établir une colonie sur Mars, abritant les plus démunis parmi les quelques exilés, d'autres, voyagèrent bien plus loin, hors du système solaire Hélios, bien au-delà des limites de la nébuleuse, chaque groupement prenant une direction différente. 
Une petite flottille observa pendant quelques années une planète dont les caractéristique étaient semblables à celles de la Terre, mais où la Vie avait pris une tout autre tournure : les règnes animal et végétal semblaient coopérer en symbiose:Le nombre d'animaux était toujours assez constant et les végétaux ne semblaient ni s'étendre si s’appauvrir. 
Les colons en devenir nommèrent la planète Gaïa, selon la mythologie grec et commencèrent à s'y installer. 
Habitués au confort qu'apporte la technologie, les humains choisirent malgré tout de ne modifier qu'au strict minimum la surface de Gaïa et firent de leurs vaisseaux spatiaux leurs demeures. Du moins, telle était la directive qu'ils avaient choisi à leur début. 
Les années passant, les humains se rendirent compte que leur nombre non plus ne semblait pas varier : Chaque mort était remplacée par une naissance, et bien que n'étant qu'une centaine de milliers d'individus, les nouveaux-nés de Gaïa ne semblaient souffrir d'aucun mal. 
Au contact prolongé avec cette nouvelle planète, à partir de la seconde génération, un enfant avait une nouvelle caractéristique, d'abord incomprise : il voyait, disait-il, une lueur autour de chaque être vivant, fut-il animal ou végétal. Il montra une grande facilité d'apprentissage. On le nomma Érudit, ou Élu de Gaïa. 

 
Plus tard, il compris le lien entre les êtres, et ces lueurs qu'il parvenait à distinguer, et les capacités qui s'offraient à lui. C'est ainsi qu'il apprit à soigner sans outil, comprendre et apprendre de ces lueurs, qui n'étaient rien de moins que les âmes de leurs porteurs. 
Il put ainsi observer l’événement qui expliquait la constance du nombre : chaque âme ayant perdu un corps s’immisçait dans le ventre d'une future mère et devenait celle du nouveau-né. Chaque âme extraite du défunt gardait les souvenirs de ce dernier et les ouvrait parfois au nouveau né, selon les circonstances. 
Une autre observation était qu'un lieu, qu'il nomma le Puits, « nourrissait » les âmes végétales et animales originaire de la planète, et que celui-ci tissait un lien particulier avec l'étoile du système : il semblait se revigorer à chaque révolution. 
L’Érudit travaillait chaque jour à l'apprentissage de son don et en faisait profiter à toute la population. 

 

_________________




 Revenir en haut
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 11:52    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

Une année cependant, au décès d'un de l'Élu de Gaïa, l'âme de ce dernier s'était divisée pour faire naître deux enfants de mères différentes. L'information étant nouvelle:une augmentation de la population, même infime (un individu sur une centaine de milliers), nul ne comprit le phénomène, une grande partie de la population ignorant le cycle des réincarnations, voyait en ces deux naissances une malédiction à venir, ou au contraire une bénédiction de Gaïa, beaucoup cherchèrent toutefois à savoir qui pouvait être le second décédé.
Les enfants portèrent les prénoms Kasim et Hovan
Le Conseil dit des Sages, constitué de 151 personnes, réincarnations des 151 personnes les plus vieilles demanda à ce que seul le plus doué des deux porte le nom de Forgeron, le second ne serait donc qu'un assistant de plus.


Les années passèrent, sans qu'aucun réel incident n'intervienne.
Un jour cependant, le Conseil s'était réuni pour délibérer sur le sort de Kasim.
Assis sur l'estrade centrale, les sages, habillés de leurs toges blanche de cérémonie, dominaient la salle de leurs regards. Nombres habitants de Gaïa s'était rassemblé dans le Hall, beaucoup d'autres attendaient dehors : rares étaient les fois où le Conseil des Sages devait intervenir, et la seule fois où il était question de l’Élu de Gaïa, c'était pour la naissance de Kasim et Hovan.

Yvon, l'actuel doyen, frappa du marteau sur la table pour clamer le silence. Une fois ceci fait, il prit la parole.
- Sages du Conseil de Gaïa, je vous remercie d'avoir accepté d'accorder un peu de votre temps pour cette réunion exceptionnelle. Nous sommes aujourd'hui en présence du citoyen nommé Kasim Earthon, suspecté de n'avoir que trop puisé au Puits pour une cause qui nous parait encore obscure. Nous l'écouterons s'expliquer sur ses agissements, ainsi que le suggère le protocole, puis nous nous isolerons afin de jauger l'importance du fait ainsi que de la sanction à prendre, si sanction il y a.

Yvon frappa de nouveau du marteau. Un disque se détacha alors du plafond, révélant peu à peu un cylindre de verre contenant un jeune homme habillé simplement, à la peau cuivrée, aux longs cheveux roux et dont la couleur des yeux variait de l'émeraude au saphir, apparemment imberbe.
- Citoyen Kasim, nous écoutons votre version des faits qui vous mènent à ce conseil
- Sages de Gaïa, veuillez excuser mon apparence ainsi que mes manières, car mon statut ne m'a permis aucune préparation à cette rencontre. Mon discours se fera aussi simple et court que possible. Notre planète, Gaïa, vit fort bien depuis de nombreuses révolutions, et s'abreuvera bientôt à la Source pour remplir de nouveau notre Puits d'énergie. Je sais fort bien que votre crainte principale soit qu'un nouvel Hovan...
Plusieurs cris d'indignation fusèrent à ce nom. Laissant le brouhaha s'estomper, Kasim repris :
- Je disais : Je sais que votre crainte principale soit qu'un nouvel Hovan voit le jour, épuise de nouveau le Puits de sorte qu'il soit proche du déclin, mais là n'est pas mon but, bien au contraire. Depuis son bannissement de Gaïa, c'est comme si les Érudits n'étaient plus autorisé d'user de magie, et pourtant, combien en avons-nous besoin? Ô Sages, mon métier, Forgeur des Âmes, nécessite que j'use du Puits afin que celles-ci puissent s'incarner selon le désir des mères. Mais j'ai aussi commencé à faire quelques recherches quant-à ces âmes, dont les nôtres font partie : depuis la naissance de nos ancêtres de la Planète Originelle, la Terre, nous avons philosophé sur l'éternité. Bien que nos corps puissent désormais vivre près de vingt rotations, plus du double de nos ancêtres, notre science ne nous permet pas de vie plus longue encore, pas en ces corps, bien que nos âmes, elles, ne meurent plus depuis que nous avons découvert les propriétés de la Source et sa relation privilégiée avec le Puits. Je tente donc depuis quelques temps de trouver un corps qui puisse être une demeure éternelle pour nos âmes, sans toutefois qu'elles y soient enfermées à jamais, et je pense avoir trouvé la voie à tracer pour atteindre ce but sans offrir un quelconque aux âmes, à la Source ou au Puits. Là étalent mes activités et la raison pour laquelle je puise tant d'énergie au Puits, tout en veillant à ne pas le perdre à jamais...
- Merci pour votre coopération, citoyen Kasim, le coupa Yvon, nous vous ferons part de notre décision quant à votre situation. Garde ?

L'un des hommes en uniforme à coté su cylindre mis son bras gauche devant lui. Un brassard électronique lui tout l'avant bras. Un clavier holographique apparut de sa main droite, il entra une commande.
Kasim s'éleva, et, une fois le plafond passé, le cylindre ne laissa plus de trace de son passage.

Une fois l'appareil arrêté au niveau supérieur, son mur de verre disparu et laissa Kasim libre de ses mouvements, bien que la salle dans laquelle il pouvait évoluer n'était guère spacieuse : il s'agissait d'une salle cubique de 3 mètres d'arête, laquelle contenait un lit simple, une petite table munie d'un encrier et d'un tabouret. Cette petite pièce n'était éclairée que grâce à un hublot situé au centre du plafond, laissant passé la lumière du jour.

Un pan de mur semblait toutefois animé de couleurs le parcourant.
Kasim choisit de s'assoupir en attendant la décision du conseil.

_________________




 Revenir en haut
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 11:56    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

- ...sim? Citoyen Kasim?
Le visage du Sage Yvon s'animait sur le mur holographique. Kasim, peinant à se réveiller, lui fit signe de son éveil.
- Citoyen Kasim, le Conseil a fini par prendre part d'une décision. Vous êtes prié de nous rejoindre afin d'en prendre note
- J'arrive tout de suite, ô sage, marmonna-t-il.

Kasim passa ses mains sur son visage, moite malgré le temps frais de la saison, son rêve à la fois encore trop présent et insaisissable, un sombre cauchemar où rien ne lui semblait bon, mais où même les grande ligne semblaient fuir à l'approche de ses propres pensées.

Il se leva et se plaça dans le cercle lumineux d'où se dressa le mur de verre, avant de s'enfoncer de nouveau dans le sol, vers la Salle du Conseil.

- Citoyen Kasim Earthon, forgeur des âmes et corps de notre planète Gaïa, vos activités concernant votre fonction nous a rendu service durant bon nombre de révolutions. Cependant, vos dernières recherches sur un corps éternel ne nous semble pas utile à notre vie déjà bien longue. Aussi Le conseil vous interdira désormais d'user du Puits plus que cela vous sera nécessaire à la conception de nouvelles âmes et corps tel que nous l'avons toujours fait et de nous remettre toutes les archives sur vos recherches. A compter de ce jour, vous nommerez à vos coté un apprenti d'une demi-révolution auquel vous révélerez tous les secrets de votre art. Entendez et accomplirez-vous, citoyen Kasim?
Songeant encore à ce rêve lui échappant, Kasim n'eut qu'à peine le temps d'entendre la demande, Et, bien que ne sachant guère ce qui lui était exigé, répondit :
- O-oui, Ô Sages, j'ai entendu et accomplirait votre décision
- Qu'il en soit ainsi. Votre apprenti vous sera envoyé demain, à la naissance du jour. Vous lui remettrez les documents pour qu'il nous les livre. Puissiez vous toujours vivre en harmonie.
- Mon... quoi?
- Votre apprenti, comme convenu par l'entendement du Conseil
- Oh... Oui... Oui, c'est vrai... Oui... Je serais prêt à le recevoir.
- Qu'il en soit ainsi.



Il n'était pas rare qu'un Elu de Gaïa prenne un apprenti pour l'assister, en prévision de son éveil dans sa prochaine vie, mais cela ne se faisait généralement que lors des dernières années de vie de ce dernier, afin que le nouvel Erudit reprenne sa fonction au plus tôt et dans les meilleures conditions. Bien entendu, le second de l'Erudit ne pouvait voir ni manipuler les âmes comme il le faisait lui-même, mais il apprenait toute la théorie, et devenait ainsi Gardien du grimoire, livre dans lequel chaque Elu avait indiqué ses expériences, ses remarques et les questions encore en suspens. Ses notes n'étaient jamais mise sous format numérique, afin d'éviter tout piratage, ce savoir devant rester secret, à tel point que la mémoire de l'apprenti se voyait modifiée une fois l’Éveil terminé.


La scéance terminé, Kasim pu rejoindre son domicile.
_________________




 Revenir en haut
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 11:56    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

La nuit passait lentement, très lentement, à tel point que l’Élu dû se lever à plusieurs reprises, faire quelques pas pour se calmer, parfois même jusqu'à sortir et cheminer jusqu'à son atelier, pour ensuite retourner à sa chambre, cherchant à gagner le repos.

Cette maison, dans laquelle il a vécu depuis sa quinzième année terrestre, semblait ne plus tirer son atmosphère de l'air pur qui pourtant parvient à ses fenêtres, une tension omniprésente harassait Kasim dans ses moindres mouvements, son souffle, ses yeux... C'en fut trop, il se changea, et pris son habit de travail ainsi que sa canne d'ébène à pierre de jade. Il sorti et se dirigea vers son atelier.

Celui-ci était composé de deux salles ne communicant que par un sas de sécurité et dont le mur séparant l'entrée du laboratoire était une vitre épaisse d'une trentaine de centimètres. Une fois entré dans l'espace de travail, Kasim ouvrit un tiroir et en vida le contenu dans son sac, puis il se dirigea vers une sorte de mannequin dont la matière semblait être mi-métallique, mi-biologique, ouvrit le torse telle une armoire, et en retira ce qui pourrait en être le cœur, pour le déposer délicatement dans une poche prévue pour. Une fois ceci fait, il retourna vers la sortie.

Kasim
observa chaque bout de rue, ainsi que la Tour des Gardes. Seule une lumière restait. Celle-ci ne semblait pas l'inquiéter, vu qu'il commença à marcher le long du trottoir d'un pas sûr.

De chez elle, en la Tour des Gardes, une recrue vit une ombre passer sous sa fenêtre. Elle enfila son uniforme, saisi son arme et se précipita à la poursuite de l'inconnu. Une fois dans la rue, elle couru de son pas léger et rapide, dépassa l'ombre, fit volte-face et l'apostropha.

HALTE ! Déclinez votre identité ainsi que la raison de votre présence en extérieur à l'heure du couvre-feu !

Surpris et déçu d'avoir été découvert, l'Elu balbutia :
- M-mon nom est Kasim Ear... Maïva? C'est toi?
- Kasim? Mais? Qu'est-ce que tu fait? Tu connais pourtant bien notre loi... Tu... Qu'y a-t-il?
- Je... C'est une longue histoire... Mes pensées sont brouillées, et j'avais besoin de conseils... J'allais voir Trigäo...
- Trigäo? Ah... Et pourquoi pas moi? J'habite bien plus près de chez toi que lui, non?
- C'est que... Lui et moi nous nous connaissons depuis ma première extraction d'âme et...
- Oui, je vois... Bon, ok. Mais, je vais t'y accompagner, histoire de t'éviter des ennuis, tu es d'accord?
- J'en serais ravi, petite sœur. Allons-y

Un sourire complice se dessina sur les deux visages. Marchant côte à côte, ils s'en allèrent le pas aussi léger que le cœur vers la demeure de leur ami commun.

_________________




 Revenir en haut
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 11:57    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

Le carillon sonnait depuis quelques minutes déjà. Trigäo, endormi, bougea son bras en direction de son réveil et tapa dessus à l'aveuglette, poussant un grognement caverneux.
Après avoir détruit le réveil, celui-ci se rendit compte que cette machine n'était pas la responsable du trouble causé. Ne cherchant plus à se rendormir sous le bruit trop aigu pour un réveil si matinal, il se dirigea les yeux pochés et le pas traînant vers sa porte d'entrée.
- Gnélà? Souffla-t-il entre deux bâillements.
- Trig? C'est moi, Kasim, avec Maïva, on peut entrer, s'il te plaît?
Toujours grognant, Trigäo déverrouilla la porte et laissa entrer les inopportuns, les regardant envahir son espace d'un œil morne.
- Z'avez vu l'heure? J'travaille au quatrième coups, moi. Z'auriez pu m'laisser roupiller un peu quand même. Bon... Boissons?
- Euh... Non, je t'en remercie.
- Tant mieux, parce que j'ai encore rien préparé. Alors, qu'est-ce qui vous amène à... Le regard de Trigäo s'arrêta net sur son horloge.
- QUOI?!? Vous étiez dehors à cette heure?!? M-Mais, vous êtes fous! Un gardien aurait pu vous voir!
- Hum... Ben, en fait, euh...
- Ouais, bon, je vois... Vive la fraternité, hein? Alors? Qu'est-ce qui est assez important pour me sortir de mon repos?
- Moi, je n'ai fait qu'accompagner Kasim, je ne sais rien de ce pourquoi il est aussi agité à cette heure...
- Hier, peu avant que le ciel commençait à regagner son voile sombre, j'ai été appelé au Conseil des Sages. Il m'ordonnent de prendre un apprenti et de lui remettre les documents de mes recherches. Je voudrais connaître votre avis sur la question, avant de vous faire mes conclusions...
- Un apprenti? C'est ridicule! T'es encore dans la fleur de l'âge ! S’étonna Maïva
- Je t'avais prévenu que tes recherches ne plairaient pas aux Sages, Kasim. Répondit plus posément Trigäo. T'aurais dû les garder pour toi, et pas les annoncer au grand jour.
- Pour que je sois isolé sans mot dire? Non, je préfère encore rester honnête.
- Kasim, tu sais, je suis l'une des gardienne de ton secteur, j'aurais pu te couvrir pour ça, persuader l'Archer de fermer les yeux...
- Ça te va bien de dire ça, tiens. Trig a une bien mauvaise influence sur toi de ce coté là.
- Comme s'il ne t'était jamais venu à l'esprit de contourner les lignes des lois pour trouver un chemin plus satisfaisant à ta personne. Hein, Maïva, tu t'en souviens, toi, du jour de son examen?
- Oh, ça va... C'est de l'histoire ancienne maintenant... Elle remonte à plus de trois révolutions.
- Hi hi! Oui, je m'en souviens, et je crois qu'une autre personne s'en souviens, elle aussi, d'avoir bu ton... comment tu dit déjà? Thé? Le pauvre, quand même, il est resté coincé aux sanitaires pendant une bonne heure.
- C'était qui déjà? Son nom était inspiré de la langue d'un grand pays, mais je ne l'ai jamais retenu... Je crois qu'il s'est fait bannir il y a longtemps... Attends... Yuri ? Canon ? Non...
- Ah! Je sais! Hovan! Faut dire qu'il était assez hideux, aussi. Enfin, heureusement que c'est toi qui a obtenu le certificat, Kasim, je me serais pas vue venir entre ses mains pour une synchronisation, encore moins pour une extraction.
- Ouais... Mais, bon... Si on en revenait à la décision des Sages? Dites-moi ce que tu en pense Trig... J'ai besoin de ton avis. Avec ton travail, tu as certainement dû entendre des rumeurs, non?
La mine de Trigäo s'assombrit tout à coup, et son regard plongea vers ses pieds.
- Oui, j'ai entendu des rumeurs, comme tu dis. et je n'ai pas voulu y croire, jusqu'à ce que tu te présentes à ma porte, tout à l'heure. Vous connaissez tous deux le principe de l'extraction? Lorsqu'un corps est trop fatigué d'avoir vécu, on en retire l'âme selon le protocole connu de Kasim seul, et on le replace dans un corps nouvellement fécondé par notre Sainte Mère.
- Oui... Où veux-tu en venir?
- Voilà : Il existerait une autre forme d'extraction. N'avez-vous jamais remarqué que notre nombre n'augmentait ni ne diminuait jamais? Et que pourtant des naissances et des morts ont lieu avant la date d'extraction?
- Oui, mais c'est normal : chaque extraction est faite pour que notre nombre ne varie pas par rapport à la dernière. Des âmes sont forgées - par mes soins - pour intégrer les corps vacants laissé par les âmes perdues. Et s'il y a trop d'âmes, alors les Sages conduisent ceux en trop, et qui ont vécu le plus longtemps, auprès de l'Esprit.
- On voit que tu as bien appris ton cours, toi. Non, mon hypothèse est autre, du moins, pas tout à fait la même, mais je ne peux encore rien dire encore. Pour en revenir au Conseil, c'est je pense, qu'ils veulent que ton âme "rejoigne l'Esprit".
- Quoi? Mais...! Non! Pas Kasim! Pas toi, mon frère!, je ne veux pas!
- Il n'y aurait pas un moyen d'éviter d'en arriver là? Trig?
- Si, mais il n'y en a qu'une : la fuite, l'exil.
- Fuir? Comme Havon ? Mais où? Les sages connaissent les moindres déplacements sur Gaïa et...
- Non, frère, pas fuir vers une autre contrée, mais s'en aller de Gaïa même, vers l'espace, comme au temps de la Fuite
- Mais, c'est impossible, toutes les machines assez puissantes pour atteindre même l'espace ont été entièrement transformée en habitation et ne sont plus que des épaves.
- Ah lala... Que vous êtes naïfs... Vous pensez vraiment que tous les propriétaires de si beaux vaisseaux auraient tous les laisser disparaître sans rien faire? Non. Il existe un marché que les Sages ne contrôlent pas, et, c'est grâce à ce marché que j'ai pu construire une petite merveille. Venez voir.

_________________




 Revenir en haut
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 11:58    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

Trigäo mena Maïva et Kasim vers le couloir reliant sa demeure de son garage. Lorsque ceux-ci arrivèrent, il ne virent que quelques carrosseries dont il s'occupait pour les citoyens avoisinants.

- Tu veux dire... Que c'est ça, ta merveille?
- Ne soit pas ridicule. Tenez, montez dans le véhicule gris, ici.
- Beuârk! Faudra me payer pour monter dedans... Et pour aller où? Elle est entièrement désossée.
- Ne fait pas ta miss Maïva, entre, tu comprendras après... Laissez-moi seulement la place du passager central, s'il vous plaît.

Une fois qu'il se soient tous trois tassés dans l'épave, Trigäo appuya sur le dossier du siège du conducteur. Un panneau jusqu'alors invisible apparu. Trois boutons formaient à eux seuls le panel. Trigäo appuya sur l'un d'eux.

Le véhicule s'enfonça dans le sol, qui semblait vouloir étouffer les passagers à chaque instant. Lorsque l'épave disparu, le garage ne laissa aucune trace du passage des trois protagonistes.

Une salle énorme en volume, plus grande encore que la salle du Conseil, s'ouvrait aux yeux ébahis de Kasim et Maïva.

- Et voilà mon petit atelier secret. Clama Trigäo la voix chantante. Et au centre, comme vous pouvez le voir, j'ai pu reconstruire un vaisseau spatial qui n'attendait qu'un bon pilote pour danser avec les étoiles.
- Et tu as construits ça tout seul? Depuis combien de temps? S'étonna Kasim
- Comment est-ce possible? Un tel endroit ne peut pas échapper aux gardiens, pourtant, encore moins aux Archers ou aux Sages...?
- Héhé. C'est un secret. Ne m'en veux pas de ne pas te le révéler, Maïva, j'espère que tu comprendras.
- C'est pas juste! C'est pas moi qui ait choisi d'être gardienne. C'est juste le poste de mon prédécesseur.
- Magnifique... Mais... Dis-moi... Il serait pas fait en adamantium? Ses reflets y ressemblent...
- T'y es presque! En fait, j'ai trouvé par accident une nouvelle formule d'alliage, plus résistante encore : elle ne fond qu'à partir de 3600 degrés et uniquement en présence de soude. Pour la resolidifier, il faut approcher le zéro absolut, et la soude en ressort d'elle-même. Voyez mon incinérateur, j'ai du le modifier pour pouvoir fabriquer les pièces de mon bébé.
- Super! Et... Pour les chocs?
- Avec ce que j'ai ici, je n'ai pas pu faire la moindre bosse.
- Mais... Dis-moi... Je vois bien qu'il est là, mais comment comptes-tu le faire sortir? Si bien sûr tu veux le faire sortir...
- Vu sa résistance incroyable, j'ai planifié de sortir à la verticale, ça fera un gros trou, ma maison ne sera plus, mais au moins, on sera à l’abri.
- Impressionnant, Trig. Je crois comprendre maintenant tes changements d'humeurs pour ce dernier cycle. Et moi qui avait cru avoir fait une erreur durant ton extraction.

_________________




 Revenir en haut
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 11:59    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

Une sonnerie résonna. Tous trois se fixèrent du regard, quand soudain, Maïva déclara :
- Mon bippeur! J’ai dû quitter mon poste trop longtemps! Je dois y retourner! Trig?
- Ok, tous à bord de l'élévateur!
- Euh... Trig, puis-je rester ici? Je n'ai pas envie de me voir voler mes projets, et ton atelier me semble la meilleure cachette que je connaisse à ce jour...
- Hmm... Bon, entendu, je t'amènerais un en-cas léger tout à l'heure. Si tu as besoin de repos, tu peux toujours prendre la chambre de l'astronef, et tu m'en diras des nouvelles.
- Merci, mon ami. Je te revaudrais ça, je te le promet.
- Arrête avec ça, répondit-il dans un sourire, c'est plutôt à moi de payer ma dette, depuis cette fois où tu nous as accordé ta bénédiction, à Maïva et moi.
Éclatant de rire, Kasim rétorqua : - Je en sais pas si c'est vraiment un cadeau que je t'ai fait, Trig, je pensais plutôt à m'en débarrasser.
Maïva donna un coup de poing sans force à l'épaule de Kasim. Son visage affichait une expression mi-énervée mi-joyeuse.
- Saleté! Tu me revaudras ça. Puis lui apposa un baiser sur la joue avant de se diriger vers l'épave qui leur avait servit à tous trois à entrer en ce garage sous-terrain.



Non mécontent d'avoir su obtenir cette légère faveur, Kasim assistât à l'ascension du couple jusqu'au plafond.

- Et ne touche à rien! Cria Trigäo juste avant de disparaître.
- Comme d'habitude. Soupira Kasim dans un sourire.

Il se dirigea ensuite vers la passerelle lui permettant d'entrer dans le vaisseau.
A son étonnement, l'intérieur était bien plus grand que ce que l'extérieur laissait deviner, de plus, tout y semblait à la fois simple et luxueux : Une fois le sas passé, deux choix s'offraient à lui : emprunter un couloir lui faisant face et accéder à une salle au niveau inférieur à celle de pilotage, visible à travers une paroi transparente faisant office de plafond pour cette salle et de sol pour celle du pilotage, Le passage d'un étage à l'autre se faisait grâce à un ascenseur cylindrique en fond de salle. Une échelle encastrée dans le mur était prévue en cas de panne du fonctionnement. L'autre couloir accédait à l'arrière du vaisseau, là encore séparée en deux niveaux:il y avait en bas deux salles latérales suivant le fuselage, pour les moteurs, les autres salles n'étant que des chambres. A l'étage se situaient les toilettes, un coté hommes, l'autre femmes, d'autres chambres et une salle commune.
Kasim emprunta ce dernier couloir et parvint à une porte aux couleurs rappelant l'automne, qui s'ouvrit à son approche.

Ce que Trigäo avait simplement appelé une chambre contenait effectivement un lit, ou du moins, un prototype que Kasim avait vu à la dernière exposition Tout confort : un poteau allant du sol au plafond était relié à deux cerceaux de plus de deux mètres de diamètre posés au sol, qui, une fois un individu à l'intérieur, tournent de sorte à former une sphère dans laquelle la gravité était annulée. La personne dans la sphère recevait alors une décharge relaxante par rayons à faible luminosité. Le sommeil étant protégé par un champ interdisant tout trouble.

Tout le confort meublé était aussi présent : armoire, et meuble audio-vision, étaient encastrés dans le mur, une table un tabouret, une armoire haute et un mini four prenait un angle de la pièce, un canapé avait été installé non loin du « lit », face à un mur holographique.
Kasim se défit de sa canne, son sac ainsi que de ses vêtements, et pénétrât dans l'espace de repos. Il se senti flotter et vit les cerceaux s'activer. Bientôt, il rejoignit le domaine des songes.

_________________




 Revenir en haut
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 12:00    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

De leur coté, Maïva et Trigäo finissaient avec leurs adieux langoureux.
- Allez, il faut vraiment que j'y aille... Dit-elle les bras toujours autour de son aimé.
- Je le sais, mais je ne vois pas ce qui te retient Répondit-il en l'embrassant de nouveau.
- Mmm-non, sinon, je risque encore des réprimandes de mon patron, ça va faire trois fois en six jours. Je te laisse. Je serais de retour ce soir, promis.

Sur ce, Maïva caressa de ses douces lèvres celles de son élu, qui se montra fort réceptif à cette sensualité. Tous deux se séparèrent, Maïva fit quelques pas vers sa tour, se retourna, et vit Trigäo sur son palier, l'observant s'éloigner. Au bout de quelques pas, la maison de son aimé ne fut plus visible, elle courut alors répondre au plus vite à l'appel de son bureau. Trigäo, ne la voyant plus, rentra se reposer.

Le jour commençait à pointer à l'horizon.



Maïva, ayant couru à toute jambe, arriva à sa tour essoufflée.

A l'accueil, une standardiste avec laquelle elle avait lié amitié lui souffla :
- Maïva! File vite au bureau de l'Archer : il te cherche depuis les trois coups... Et il a pas apprécié ce qu'il a vu par la caméra de surveillance... Bonne chance!
- Merci Rika, j'y vais de suite.

A l'étage supérieur, Maïva sonna à une grande porte de marbre. Deux gardiens armés de leurs bâtons vinrent lui ouvrir.
- Agent Earthon. Commença alors un grand homme plutôt filiforme à la voix sifflante derrière un bureau. Votre absence cette nuit nous a fortement pénalisé. Nous avions reçu un ordre après votre départ : aucune personne hormis le citoyen Vaglam ne sera autorisé d'approcher la bâtisse du sieur Kasim.
- Kasim? Mon frère? Mais...
- Gardienne de Gaïa, vous avez été nommée à ce poste pour obéir aux ordres de vos supérieurs, et non les discuter. D'autant que je ne sais rien de plus sur cette affaire. Pourriez-vous me dire ce que vous faisiez cette nuit alors que vous étiez supposée veiller sur le quartier?
- Je ne le peux, maître Archer. Ces informations me sont personnelles.
- Un de ces jours, vous pourriez le payer de votre poste, alors, faites attention, Maïva.

Le sang monta agréablement aux joues de la gardienne. Elle savait qu'elle était l'une des seules que l'Archer osait appeler par son prénom, bien que cela ne correspondait pas à l'étiquette. Lui aussi le savait, et il aimait à provoquer ce sentiment en la fille que se trouvait encore devant lui.

- C'est bon pour cette fois-ci, il n'y a pas eu d'alerte, mais il faudra veiller la demeure de votre frère, et j'ai naturellement pensé à vous pour vous en charger. Accepteriez-vous?
Prenant quelques secondes de réflexion, sachant l'aventure de la nuit, Maïva balbutia :
- C'est.. Ça... Euh...
- Un problème?
- Non, il n'y a pas de problème, mais, c'est que... Mon fiancé et moi-même voulions nous retrouver... Pourrait-on lui céder un laisser-passer afin qu'il puisse me rejoindre à la demeure de mon frère?
Un voile noir passa dans le regard de l'Archer.
- Non, malheureusement, nul autre que le citoyen Vaglam ne sera autorisé à entrer dans la propriété. Votre fiancé pourrait vous distraire de votre fonction. Je passerais personnellement, d'ailleurs, afin de vérifier que vous tenez bien votre poste.
- B-bien. Entendu. Je m'y rends de ce pas.

_________________




 Revenir en haut
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 12:01    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

Déstabilisée par le changement brutal d'humeur de l'Archer, Maïva marcha vers chez son frère d'un pas lent et traînant.
Une fois sur place, elle trouva une pierre sur laquelle elle pouvait s'asseoir, lorsque la fatigue lui prendrait.
Elle sorti son tabloïd et adressa un message à Trigäo lui expliquant la situation.

De son coté, Trigäo était occupé à réparer les glisseurs de ses clients, véhicules flottant à quelques centimètres au-dessus du sol, lorsqu'une femme richement habillée poussa sa porte, faisant ainsi tinter le carillon cristallin posé à cet effet.
- Un instant, et je suis à vous.
- N'oublie pas de te laver au moins les mains, mon petit.
- Q...? Chyleen? Oh! OK, j'arrive tout de suite, je te demande un petit moment.
Trigäo stoppa son ouvrage, et parti se débarbouiller dans le stérilisateur.
Une fois ceci fait, il se présenta à la femme d'un air empressé.
- Alors? Tu l'as?
- Bien sûr que je l'ai, tu as payé pour, non? Le voici.
Chyleen sorti de son sac un étrange cube de métal ayant des gravures sur chacune de ses faces et au centre de chacune d'elles, une petite protubérance en diamant.
- Oooh, je t'adore! Déclara-t-il l'embrassant chaleureusement.
- Doucement, petit. Le contrat est rempli. J'aime à faire affaire avec toi, dommage qu'on n'aura plus l'occasion de se voir. Mais bon, mieux vaut ça à rester ici, je te comprends. Bon voyage, petit, et bonne chance.
- Encore merci Chyleen, tiens, je t'ai confectionné un nouveau glisseur, en guise de dernier remerciement. Il parait normal vu de dehors, mais certaines manipulations te rendrons invisible même aux yeux des Archers, je l'ai testé, mais il me reste deux ou trois ajustements à régler... je te laisse la clé de ma demeure pour que tu puisse aller le chercher, après mon départ.
- Tu aura trouvé aussi un pilote alors? Enfin, j'espère, je t'ai vu sur un glisseur, et j'étais heureuse de ne pas avoir été à la place de ce bâtiment...
- Oui, j'en ai trouvé un qui tenterait sûrement l'aventure.
- Allez, je te laisse, si je traîne trop dans le coin, on risque de le remarquer...
- Adieu. Et prends soin de toi.

Lui laissant un doux baiser sur chaque joues, Chyleen se dirigea vers la porte, l'entre-ouvrit et, une fois qu'elle eut vérifié chaque recoin de l'extérieur, s'engagea vers la rue.

Trigäo, le cube en main, se redit compte d'une sonnerie insistante. Il regarda son établi et vit son communicateur en pleine activité afin d'attirer l'attention de son propriétaire.
- Maïva? Dit-il pour lui-même. Après avoir consulté le message, Trigäo parti vers son garde-mangé, en sorti un petit dé. Chargé de son cube et du dé, il se précipita vers son garage et monta dans le véhicule démembré, qui s'enfonça dans le sol.

Arrivé à la salle souterraine, Trigäo se dirigea sans hésitation vers les chambres du vaisseau. Il y trouva Kasim encore endormi dans la sphère de réconfort.
Le garagiste posa le dé dans un four semblable au précédent, griffonna quelques mots traduisant sa visite à l'attention du forgeron, puis retourna à son garage, après avoir déposé le cube en salle de pilotage.

D'un geste précis, il débâcha un véhicule flambant neuf, qu'il mit en fonction. la porte du garage ouverte, il sorti le glisseur, et ferma derrière lui.

Enfin, il pris la direction de la demeure de Kasim, où il savait retrouver sa bien aimée.

_________________




 Revenir en haut
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 12:02    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

Voyant le temps passer sans qu'aucune autre présence qu'un cafard n'apparaisse à perte de vue, Maïva fini par s'endormir sur la pierre.
Des gestes pressants finirent par la réveiller.
Elle était dans le salon de son frère, elle avait froid, et le visage haletant et déformé de l'Archer non loin du sien.
Soudain, elle fut prise de panique : elle se rendit compte qu'elle était à moitié nue...
Ses coups volèrent vers ce corps qui l'emprisonnait au sol, lourd, trop lourd pour ses bras frêles. Un cri aigu et perçant sorti de ses entrailles.
Un glisseur s'arrêtait.
Maïva, à force de coups, parvint à se défaire de l'emprise de son assaillant et roula sur le coté.
L'Archer sauta vers la gardienne.
- Une fois à moi, tu ne pourras plus être sien!
- Maître Archer! Ressaisissez-vous! Laissez-moi! Je vous en prie!
- Oh? Que je te laisse? Moi qui t'ai tout donné? Moi qui ai fait de toi ce que tu es?
- C-comment? Je ne comprends pas... Non! Ne m'approchez pas! Maïva jeta un objet de bois qui lui était à portée de main. L'Archer n'eut pas à l'éviter, l'objet s'écrasa sur la porte d'entrée.
- Tu croyais sincèrement que c'étaient tes résultats minables au concours qui t'avaient permis d'avoir ce poste? Oh non, ma belle. Je voulais t'avoir à l’œil, je te voulais. Et tu jouais avec moi, garce! Et tu est allé avec ce...
L'archer n'eut pas le temps de finir sa phrase, Trigäo, rouge de colère, l'avait assommé à l'aide de l'objet en bois, qui servait autrefois en loisir : une batte.
Le coups porté eut un plus grand effet que celui escompté.
L'Archer s'effondra sur le sol, inanimé.
Maïva, les yeux inondés, tremblait.
- Trig... Oh, Trig, mon amour, tu es venu.
- C'est fini, chérie. C'est fini, il faut qu'on s'en aille, avant que les gardiens n'arrivent.
- Il... Il...?
- Son âme était perdue bien avant qu'elle quitte son corps, n'ai crainte, vite, il faut filer, je les entends!

La saisissant par le bras, Trigäo emmena Maïva au glisseur, appuya sur un bouton sous le panneau de contrôle, puis ils fuyèrent à son garage, Maïva toujours en pleure.



Après quelques obstacles évités en catastrophes, Trigäo arrêta enfin le glisseur dans son arrière-court.
- Restes ici un instant, je vais te chercher d'autres vêtements, personne ne peut te voir tant que tu reste ici. Je reviens vite.
Maïva encore traumatisée par son agression, fit un signe d'approbation de la tête, avant de reprendre ses pleurs.

Le garagiste s'avança prudemment de sa demeure, comme s'il était étranger et s'apprêtait à la cambrioler et entra par la porte arrière tel un félin par la chatière.

Les minutes parurent longues et courtes à la fois à la fiancée. Longue car chaque seconde passée en l'absence de son aimée lui était une torture dans laquelle elle se sentait assaillit de toute part, et courtes, car elle n'eut guère le temps de penser, que Trigäo fut déjà revenu à elle, avec dans la main gauche, une de ses plus belles robes, et dans l'autre, une arme de poing - ainsi que la poignée d'une énorme valise qu'il traînait derrière lui.
- Tien, ma chérie, voici la robe que je t'ai choisie.
- M-merci. Dit-elle en agrippant la tenue et la serrant contre son cœur.
- Je peux prendre une douche s'il te plaît?
- Oui, mais, dans le vaisseau, il y a tout le confort nécessaire, et nous devons faire au plus vite.

Trigäo repris les commandes du glisseur, et le guida jusqu'au garage.
- Attends-moi dans l'épave, je reviens.
Maïva descendit, puis se retournant, elle fut surprise de ne voir ni son fiancé, ni le glisseur.
Vas-y, je reviens au plus vite Entendit-elle. Elle alla donc au véhicule inutilisable, et s'assit en place de second passager.
Quelques minutes après, Trigäo arrivait en courant, couvert de sueur.
- Tes amis sont déjà là, on doit mettre les voiles.
- Mais.... Ton vaisseau... Tu es sûr qu'il peut voler dans l'espace?
- Tu douterais de moi? Répondit-il sur le ton de la plaisanterie, apposant de même un baiser sur le front pour toute forme de garantie.
Maïva se détendit alors un peu, les yeux rougit par les larmes, le sourire aux lèvres.

_________________




 Revenir en haut
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 12:04    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

Une fois de plus, l'épave descendit dans le hangar.
Le couple couru à l'astronef et ferma la porte.
Kasim, éveillé et habillé fut pris de panique en voyant l'habillement déchiré de sa sœur.
- Qu...?
- Pas le temps, Kasim! Il faut qu'on prépare le vaisseau au décollage. Suis-moi!
- Je vous rejoints dès que j'aurais fini ma toilette.
- Essaie quand même d'arriver avant demain. Plaisanta Trigäo. Sa fiancé lui tira la langue en guise de réponse, les yeux encore rougis.
Les deux hommes s'en allèrent à la salle de pilotage.
Enfin, tout bas, le garagiste expliqua à Kasim :
- Son Archer a voulu la violer. Faudra faire attention à ne pas la brusquer.
- Sang impur! J'aurais bien aimé l'avoir face à moi et faire quelques expériences personnelles sur cet immondice.
- Ne t'en fait pas, il n'aura plus l'occasion de faire de mal : il est mort maintenant.
- Tu veux dire... Mort... Mort? Ou mort... Extrait?
- Non, il est bel et bien mort, grâce au bâton de bois que tu gardais, je lui ai donné un bon coup derrière le crâne. Son sang coulais, son pouls ne battait plus. Et tu es le seul à savoir faire une extraction...
- Bel acte, vieux frère, j'aurais aimé être là pour le voir. Mais j'irais ausculter Maïva quand même, on ne sais jamais, son âme a pu être touchée.
- Merci Kasim.
Le cube était à la même place à laquelle Trigäo l'avait laissé.
Celui-ci le saisit, le plaça sur le tableau de bord, à un emplacement prévu pour.
Le cube s'illumina, puis, du diamant de la face supérieur, sorti un hologramme de femme, semblable trait pour trait à Chyleen, bien qu'elle fut aux cheveux dorés et vêtue d'une robe azur.
- Bonjour à vous voyageurs. Mon nom est Shyra. puis-je connaître le nom du commandant de ce navire?
- Bonjour Shyra, heureux de t'entendre. Ce vaisseau a pour nom Freyja. Le mien est Trigäo, commandant de ce navire. Notre équipage se résume à trois personnes : Moi-même, en tant que commandant et mécanicien, Kasim, que voici, en tant que médecin, et Maïva, pilote, que tu trouveras en salle d'assainissement.
- Quel est alors le nom et la fonction de cet être? Demanda Shyra, s'effaçant et laissant place à une enfant d'une petite dizaine d'année, cherchant à se cacher dans un recoin du vaisseau.
- Athalyna? S'étonna Kasim. C'est bien elle, c'est Athalyna!
- On ne peut pas l'emmener. Trancha Trigäo
- S'il te plaît, Trig, je m'en porte garant. Cette fille est orpheline, depuis la dernière extraction. Je suis peut-être son dernier lien avec sa famille. Laisse-la venir avec nous. Elle s'occupera de... Je sais pas encore, mais on trouvera bien, non?
- Bon, ok. Shyra?
- Oui, commandant?
- Appelle Athalyna, et demande-lui de venir à nous s'il te plaît. Et appelle-nous simplement par nos prénoms.
- Entendu, commandant.
Des murs sorti la douce voix de Shyra :
- La passagère Athalyna est priée de rejoindre le poste de commandement. Veuillez suivre les couloirs illuminés, merci.
Et c'est une femme qui se présenta, dans un robe blanche, pareille à celle peintes pour les déesses de la Terre, mais sa robe, aurait-on dit, tirait par l'arrière...
- Athalyna? Athy? Demandait-elle, se tortillant pour voir derrière elle.
C'est alors que l'enfant se dévoila aux deux hommes. Lorsqu'elle reconnu Kasim, ses yeux fixèrent le sol, ses mains jouant l'une avec l'autre. Une voix timide sorti tant bien que mal de la fille:
- S'cuzez moi...
- Viens, ma petite, tu es pardonnée.
Et là, les yeux de la fille brillèrent de joie, avant qu'elle ne s'emporte dans ses pleurs.
- Pourquoi tu voulais partir sans moi? Pourquoi tu m'as rien dit? T'es méchant! Méchant! Criait-elle en donnant des coups de ses petits poings sur les jambes du médecin.
Kasim s'accroupit, et la pris dans ses bras.
- Pardon, petite fleur. Mais, jamais je ne serais parti sans toi.
- C'est v-vrai? Demandait-elle entre deux sanglots.
- Oui, je te le promet.

_________________




 Revenir en haut
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 12:05    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

- Shyra? Peux-tu programmer un départ du vaisseau le plus tôt possible s'il te plaît? Demanda le nouveau commandant
- Il sera fait selon votre souhait. Après quelques secondes, Shyra repris : Il n'y a aucune voie libre au décollage, quelle est la mesure à suivre, je vous prie?
- On va passer en phase de dématérialisation, tu nous rematérialiseras au-dessus de l'atmosphère de Gaïa.
- Téléportation en cours de calcul. - Nombre de sujets : 4. - 4 cellules de téléportations ouvertes.
A ce moment, quatre portes qui ne faisaient jusqu'alors qu'un avec le mur intérieur du vaisseau glissèrent sur le coté, dévoilant chacune une couche verticale.
- Que chacun prenne place dans une cellule, et vérifiez qu'elles sont bien fermées. Un voyant vert devrait s'allumer.
La petite fille, prise de panique demanda :
- Je peux aller avec tonton Kasim?
- Non, désolé, Athalyna, mais il faut qu'on évite qu'on soit mélangés une fois la phase de téléportation terminée. Kasim? Tu t'occupes d'elle, je vais vérifier la couche de Maïva.
- Ok, Trig. Athy? Viens, je vais t'installer pour que tu sois en toute sécurité. ça ne durera pas longtemps, tu verras.
- C'est pas un peu grand, pour elle? Demanda la gardienne, observant les tailles des couches.
- Non, tu verras, il y a des assouplissement pour chaque type d'individu, j'ai pensé que toutes les espèces vivantes n'étaient pas forcément humanoïdes ou de notre taille.
- Calculs de téléportation terminés. Enclenchement du processus à la fermeture des quatre cocons.
- Attention à tes mains, chéri. Je veux biens que tu m'aide, mais il y a une enfant avec nous, je te le rappelle. Plaisanta Maïva, pendant que Trigäo l'installait.
- A tout de suite mon amour. Répondit-il en lui offrant un baiser.
- Kasim? Tu t'en sors?
Le médecin était toujours en train de rassurer Athalyna, en bouclant le dernier harnais de sécurité.
- Ne t'inquiète surtout pas, tu ne verras pas le temps passer d'ici à ce que je te ré-ouvre.
- Oui mais...
- Ne t'en fait pas. Un baiser sur le petit front fini par apaiser l'enfant.
- Viens, maintenant, c'est ton tour, dépêchons, les Archers ne doivent pas être bien loin maintenant.
Par ses gestes rapides et précis, Kasim fut capitonné en quelques secondes à peine.
Enfin, le commandant alla à sa couche , s'assura de sa propre sécurité, et ordonna :
- Fermeture des cocons pour téléportation.
- Fermeture des cocons. - Fermeture effectuée avec succès. - Téléportation dans 5 secondes - 3 - 2 - 1 - 0! - Téléportation effectuée avec succès. - Ouverture des cocons.
Les quatre couches s'ouvrirent à nouveau. A sa sortie, Trigäo alla détacher Athalyna puis Maïva, qui s'occupèrent à leur tour de Kasim, pendant que le commandant inspectait par la fenêtre avant.

_________________




 Revenir en haut
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 12:09    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

Leur planète semblait déjà si petite, alors qu'ils n'étaient qu'à distance orbitale.
- Shyra? Puis-je avoir un aperçu des lieux de notre départ?
- Scanners en fonction. - Vue du point de départ installée.
Au centre de la pièce, un hologramme représentait ce qu'il restait de l'ancienne demeure du garagiste : L'atelier s'était effondré sur lui-même, mais la maison, assez éloignée, n'avait subit aucun dommage. Le glisseur que Trigäo avait songé comme présent à la première dame de Gaïa semblait lui aussi n'avoir subit aucun dommage, le sol de son occupation restant stable.
- Merci Shyra. Mes amis, notre départ est effectif, mais mieux vaut ne pas trop s'attarder dans le coin : notre vaisseau est de Gaïa mais y est illégal, comme vous le savez, aussi, prenez chacun un siège, et nous partirons pour de bon de ses environs.
Chacun ayant compris sa fonction dans le navire, Maïva pris le poste de pilote, Trigäo celui du commandant, dominant toute la salle, Athalyna et Kasim était situés de part et d'autres du siège du garagiste, face à des consoles indiquant les niveaux de l'astronef.
- Carburant à 93%. Aile droite en parfait état.
- Pareil! Dit Athalyna, ne comprenant presque rien à ce qui était devant elle.
- Plein gaz vers l'espace, dans ce cas. Commanda Trigäo
- Plein gaz vers l'espace, entendu. La direction choisie est l'opposé de la planète Gaïa.
- Shyra, lorsque nous serons proche d'une planète, un astéroïde, ou quoi que ce soit d'autre présentant contenant de la vie, pourras-tu nous le signaler s'il te plaît?
- Actuellement, la seule planète habitée est Gaïa. Deux vaisseaux rapides font mouvement en notre direction.
- Fais-nous entrer en hyper-espace!
- hyper-espace enclenché!
Une poussée gigantesque vers l'avant fit fondre les passagers dans leurs sièges, de la fenêtre avant, on ne voyait que quelques lignes fuyant vers l'infini, puis, d'un coup, le vaisseau semblait fixe, bien que l'on entendait toujours les moteurs tourner. Un halo jaune-bleuté semblait entourer l'astronef. Quelques minutes après, lorsque le vaisseau repris sa vitesse d'origine, la position des étoiles ne signifiait plus rien pour aucun des quatre occupants.
- Aucun signe des vaisseaux.
- Shyra? Prends le pilotage, en avancée au tiers de puissance.
- Pilotage automatique enclenché. - Présence de vie détectée.
- De la vie? Si près de Gaïa? S'étonna une fois de plus Kasim
- Non, pas si près, nous somme à une distance énorme de notre planète, frère. En vitesse normale, il nous aurait fallu plus d'une révolution de Gaïa pour y parvenir.
- De quel type de vie s'agit-il, Shyra?
- Humanoïde, de taille moyenne. Aucune information complémentaire ne pourra être disponible sans approche.
- Sur quelle planète vivent-ils? Je n'en vois aucune.
- Les individus vivent dans ce qui parait être une station spatiale. Plusieurs vaisseaux y sont arrimés.
- On peut y faire un tour? Pour voir si on peut y trouver quelques chose à mettre pour Athalyna.
- Oui, il faut dire que je n'avais pas vraiment prévu de vêtement à sa taille. Shyra? Peux-tu nous y mener?
- Arrivée à la station dans 12 heures, 24 minutes et 17 secondes.
- Allons nous détendre pendant ce temps.
- Et toi, Athy, apostropha Maïva, viens avec moi, je vais te faire un toilettage, et te faire un vêtement à partir d'un des miens, ce sera plus présentable.
Quittant le poste de commande pour les salles de repos et de loisirs, les quatre passagers firent couler le temps tel une goutte de rosée sur une pétale.

_________________




 Revenir en haut
 Wycks
 Fondateur
  
Hors ligne

 Inscrit le: 04 Mai 2013
 Messages: 433
 

 MessagePosté le: Dim 12 Mai 2013 - 12:22    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire Répondre en citant

Chapitre 2 
- Gep - 

Après quelques heures de trajet, l'intelligence artificielle repris sa description :
- En approche de la station. - Semble n'être qu'un enchevêtrement d'épaves de vaisseaux. - Une grande variété d'espèces vivantes semble l'habiter. - Certains humanoïdes, d'autres ne figurent pas dans mes registres. - La station semble être pacifique. - Demande confirmation de trajectoire.
- Trajectoire confirmée, Shyra. Répondit Trigäo pendant qu'il laissait Athalyna reprendre sa respiration suite à une partie de chatouilles.
- Trajectoire confirmée. - Arrivée à la station dans 2 heures 6 minutes et 43 secondes.
- A te voir jouer avec elle, je risque de devenir jalouse... Déclara Maïva, étendue sur le canapé, en repos imposé par son frère, suite à son contrôle médical.
Kasim, quant-à lui, programmait un petit brassard à l'attention de l'invitée surprise.
- Et comment pourrais-je me faire pardonner? Demanda le garagiste, à quatre pattes, Athalyna sur son dos, se dirigeant tel un félin vers son amour.
- Faut voir ce que tu proposes. Répondit-elle sous le ton de la confidence.
Athalyna, curieuse de l'activité de Kasim, descendit du dos de Trigäo, marcha jusqu'au médecin et s'appuya à son dos, regardant son ouvrage par-dessus son épaule.
- Tu fait quoi tonton?
- Je prépare un brassard, pour toi, pour que tu puisses apprendre tout ce que nous connaissons, mais aussi pour que tu y notes tout ce qui te semblera important.
- Un brassard? Juste pour moi? Comme pour les adultes? Merci tonton! Embrassant de ses bras le cou de son père adoptif, elle lui apposa un baiser sonore sur la joue.



- Abordage de la station dans 5 minutes.
- Bien! Enfin. Shyra, peux-tu ouvrir une communication avec la station s'il te plaît?
- Ouverture des canaux de communication. - Communication avec la station établie.
- Bonjour, ici la Freyja. Me recevez-vous?
- Bonjour à vous, commandant Trigäo. Je suis le doyen Hakbyr. Nous avons aperçu votre vaisseau s'approcher et nos canons sont actuellement dirigés sur vous. Veuillez rester à votre position et nous décrire l'objet de votre venue ainsi que la composition de votre équipement et de votre équipage.
- Mon vaisseau est une vaisseau de croisière, ne contenant que quelques armes défensives et quatre personnes : Un pilote, un médecin, une enfant et moi-même. Nous voudrions nous arrimer à votre station, afin de nous ressourcer, si possible.
Une voix dont on ne comprenait pas les dires se fit entendre peut avant la nouvelle intervention du doyen.
- Combien de temps comptez-vous rester?
- Nous ne le savons pas encore. Mais, si cela vous est une gêne, soyez sûrs que nous ferons au plus vite.
- Entendu. Nous vous ouvrons un sas, veuillez vous y poser et attendez-y que je vous rejoigne.
- Je vous remercie, doyen Hakbyr.
- Communication interrompue.informa Shyra
- Moi j'l'aime pas! Pesta Athalyna. Ce qui eut pour effet un fou rire général de la part des adultes.
- Athy, c'est normal qu'il se méfie : imagine qu'on était des brigands, et qu'on vienne leur faire du mal, crois-tu qu'ils nous laisseraient entrer sans rien dire?
- Mais on est pas des méchants!
- Mais eux ne le savent pas encore. Attends de les connaître avant de les juger, des fois, on pense connaître quelqu'un, alors qu'en fait... Les pensées de Maïva emportèrent son esprit dans un passé sombre et encore trop présent. Instinctivement, elle groupa ses mains contre son cœur, cherchant à apaiser un mal encore bien trop présent.
- J'l'aime pas quand même!

- Arrivée au sas. - Atterrissage. - Extinction des moteurs. - Verrouillage des commandes. - Atmosphère externe compatible. - Ouverture des portes. - Mise en veille. - A bientôt.
- A bientôt, Shyra.
- Moi je reste! Boudait Athalyna.
- Tu veux vraiment rester ici toute seule?
- Je serais pas toute seule, y'a Shyra avec moi!
- Mais Shyra s'est endormie pour le moment, elle ne pourra pas te répondre.
Comprenant mal, Athalyna commençait à pleurer.
- Non! C'est pas vrai que Shyra s'est endormie! Elle est encore là! C'est pas vrai!
- Athy... Shyra s'est seulement endormie, pour le moment. Elle se réveillera quand on reviendra la voir.
- Mais... Mais...
- Le sommeil de Shyra est tout comme le notre : quand on dort la nuit, on se réveille au jour... Nous sommes un peut comme le jour pour Shyra... Pour tes parents... C'est différent... Leur sommeil est trop profond pour que la lumière du jour, aussi forte soit-elle, puisse les réveiller...
Les yeux larmoyants d'Athalyna interrogèrent le visage de Kasim.
- C'est vrai?
- Oui.
- Alors, Athy, accepterais-tu de laisser Shyra se reposer un peu?
- D'accord. Mais seulement si tonton Kasim me porte! Dit-elle d'un sourire conquérant.
Trigäo et Maïva se regardèrent, puis virent le visage dépité que Kasim cherchait à cacher. Il pouffèrent de rire à l'idée que Kasim n'a jamais su contrarier l'enfant.
- Allez, monte. Dit ce dernier, accroupi de sorte qu'Athalyna puisse grimper sur son dos.

_________________




 Revenir en haut
 Contenu Sponsorisé
 
  

 
 
 

 MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:02    Sujet du message: Wycks - Un petit début d'histoire

 Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    angelsword-swtor Index du Forum -> La Place -> Le Mess Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 3, 4, 5  >
Page 1 sur 5

 
Sauter vers:  

Index | créer forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template SoftLight created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com